Ma seule mission de Reggan à Béchar

par Jean-Marie LE MOING

 

En avril 1966, je pars avec une mission pour Béchar comme accompagnateur (touriste) avec le magasinier de l’atelier du corps et le cuisinier, deux gars de la 65 1/B comme moi.

Avec les années, j’ai oublié leurs noms ! (Je suis au centre sur la photo)
Le convoi est composé de camions Berliet : deux GBC, dont un lot 7, et de quatre GBO, un avec treuil.

Un MDL/chef commande la mission, avec lui un chien de race berger allemand.

Nous partons de Reggan à l’aube, dans la caisse d’un GBC, sur une route goudronnée.


Je découvre le désert, le sable,

La piste

La ville d’Adrar

Des rencontres

Après une pause casse-croûte le voyage continue sur une piste de sable, de cailloux et la fameuse tôle ondulée que les sahariens n’ont pas oubliée. En bordure de piste des rencontres insolites

Je découvre le village de Kerzaz


On croise des pickups Peugeot 203, des camions de transport

Passage sur le pont de l’Oued Guir, la traversée est difficile, les GBO sont hors gabarit il faut les guider ; sous la présence de la gendarmerie
Algérienne qui était sur les lieux avant notre arrivée.

Le soir arrêt pour le bivouac, repas (boite de ration)


Les lits de camps sont disposés autour d’un feu de gasoil, la garde du campement est mise en place (faction d’une heure) le MDL/chef nous prévient d’une présence humaine dans le secteur son chien berger allemand est nerveux..
Le dernier tour de garde prépare le café du petit déjeuner, problème :
Celui ci a mélangé les boites de café et de soupe, conclusion café au vermicelle.

Après une nuit dans le froid saharien nous reprenons notre voyage dans la chaleur, la poussière et le cahot de la piste. Je découvre la vie en mission, il faut l’avoir vécu, une bonne expérience pour moi.
Sur la piste on croise un camion Willème en panne.
Le conducteur a démonté la boîte de vitesse, roulements et pignons sont en bordure de la piste dans la poussière de sable.

Dans le désert on n’est jamais seul, un homme prie, une femme porte du bois, un homme avec son âne.

La piste longe une palmeraie, on découvre un ancien puits
Oued Kerzaz, pas de pont, les camions passent à gué.
Notre voyage continu, nous sommes fatigués par la chaleur, nous sommes impatients d’arriver.

À l’horizon se dessine la flèche de la cathédrale de Béchar

On arrive à Béchar, un vacher garde son troupeau dans l’oued de Béchar
On arrive au camp de transit

Après une bonne douche, un bon repas, une bonne nuit de récupération, nous les touristes nous avons quartier libre pendant notre séjour, « la visite de Béchar »

Le marché :

La place aux chameaux :



La cathédrale
Notre Dame de Béchar
Photo souvenir avant départ

Nos vacances se terminent, (fini de faire le tourisme, fini les sorties nocturnes) ; départ de la mission a l’aube pour Reggan.


Une fois rentré heureux d’avoir découvert une autre vie , je reprends mon travail à l’atelier du corps.


 

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