Gilbert BENEITO
1ère Compagnie Saharienne de Transmissions
puis
621ème Groupe des Armes Spéciales

 

Les commentaires, photos et légendes sont de Gilbert BENEITO

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J’ai pas mal bourlingué dans ce Sahara que j’ai beaucoup aimé.
À cette occasion j’aimerais vous faire part de mon périple saharien, qui a duré, en deux séjours, 6 ans et demi. Ce parcours a commencé par l’école militaire de Béni-Messous en 1955. Après un apprentissage de 12 mois en radio télégraphie, il y eu les mutations dans tous les sens. En milieu de cette formation nous avions été rassemblés pour nous informer que nous allions être dotés d’un armement que possédait déjà l’O.T.A.N. Il s’agissait des carabines U.S cal.7.62 pour remplacer nos mousquetons. Et pourquoi ? Pour embarquer sur un transport de troupes, direction l’Égypte et le canal de Suez. Cet embarquement à été stoppé net par l’ultimatum des Soviets et des USA. Cela commençait bien… et ça commençait aussi à chauffer dans le coin. Sans anicroches particulières.
Pour les mutations après-stage, avant la ventilation de tous les élèves, le peloton à été rassemblé pour savoir s’il y aurait des volontaires pour le Sahara, je crois avoir levé le bras le premier et ça été la ruée. Le peloton comptait environ 90 bonhommes.
5 volontaires pour Colomb-Béchar et 5 pour Ouargla. Et c’est parti !!!


École militaire de BÉNI-MESSOUS

Quelques photos de cette école. Elle était située à Béni-Messous, près du quartier d’El-Biar. Nous l’avons inaugurée cette même année 1955.


Au fond de cette caserne se trouvait une Unité du Train


Un copain nommé COUTEILLE et moi-même (avec des lunettes)


Petit groupe de la même chambrée, accroupis : POSATERI (DCD, il résidait près de Sète)
Moi-même. Debout à droite en pull, ABATT, perdu de vue. Les autres ??? (problème de mémoire)



Nous sommes 3 en exercice radio.
De gauche à droite : François CRIADO (assis sur le rebord du mur ),
Julien CARUANA (assis sur la banquette de la génératrice G.N 58
alimentant le poste émetteur/ récepteur A.N.G.R.C 9) et moi-même.

Le hasard à voulu que nous atterrissions les 3 à Tinfouchy à la même époque, en deux temps.
Le premier, François CRIADO a dû être rapatrié sanitaire après
quelques mois dans ce poste et remplacé par Julien CARUANA.


COLOMB-BÉCHAR

Après cette période d’apprentissage à l’E.S.O.A (École des Sous-officiers d’Active) à Beni-Messous, sur les Hauts d’Alger, direction Colomb-Béchar. Par train jusqu’à Oran et Oran – Béchar idem. Ce tortillard se composait d’un wagon « voyageurs » et de 3 où 4 à marchandises. Cette fois-là ils étaient plutôt vides. Arrivée Béchar le lendemain vers 7 h 30. Un 6x6 nous attendait, direction la Portion Centrale. C’est ainsi que se nommait la Caserne des transmissions.
Nous sommes restés les 5 un peu moins d’un mois. Le temps nécessaire de se familiariser avec notre nouveau matériel de transmissions et réceptions de grande puissance. Entre deux prises de services il fallait assurer le Service Général (gardes/patrouilles et autres…).
Pour les patrouilles, c’était pas triste… Il commençait à y avoir des attentats à la grenade dans les lieux publics, et je me suis vu désigner à patrouiller SEUL en tenue avec un pistolet automatique 9 mm, planqué dans ma poche droite, qui pesait au moins 2 kg.
Dans mon itinéraire je devais aller faire une apparition au B.M.C. au cas où !!! et ensuite retour au bercail. Quand j’appris que je partais en poste, cela a été un vrai soulagement.


Moi-même, en patrouille….On croit rêver. !!


Destination : Provisoirement TINDOUF pendant 1 mois et finir à TINFOUCHY pour 9 mois.
Je ne manquerai pas de parler de ce voyage en quelques mots. Béchar – Tindouf en jeep sur la banquette arrière en compagnie de mon copain François CRIADO. Tout ce voyage accrochés à la barre support de bâche et à vitesse maxi. K.O. à l’arrivée…
Dans la même charrette : BLAISE Charles – CRIADO François – BENEITO Gilbert – JEAN (son nom) prénom…. ? Et et... ??
Les 5 pour Béchar.
Notre ami JEAN qui avait été affecté à un peloton méhariste à été assassiné ainsi que l’officier commandant et l’adjoint et ce, par les membres de la méharée.

En Mars 1956, devant le Quartier des Trans, était stationné depuis quelques heures un énorme camion Berliet, du jamais vu !!... C’était un prototype à l’essai, sans doute destiné pour Hassi Messaoud, mais je n’en suis pas sûr. Pour accéder au poste de pilotage il fallait grimper par une échelle fixée sur le côté. (pas de cabine classique).
Ce camion était accompagné d’un Berliet type Gazelle qui transportait une roue de secours à plat sur son plateau. Il était doté de 2 moteurs : 1 propulseur et 1 plus petit qui servait de lanceur du premier.
Ce monstre était surnommé le « 100 tonnes ». Est-ce que quelqu’un en aurait entendu parler ??

 


TINDOUF

Sur le trajet, étape à TABELBALA pour quelques heures et de nouveau en piste au lever du jour. Arrivée à Tindouf en fin d’après-midi.



Vue d’ensemble de Tindouf

Une grande oasis et une grande citadelle. Pas grand monde militaire à cette époque. Autour, se situait le village. Rien de particulier. Très bonne entente avec les notables. Les radios étaient les sergents MERY – RENAUD – GO, chef de poste A/C ???
Après un mois d’essai nous avons rejoint notre affectation à Tinfouchy, CRIADO et moi-même. Et là, changement de décor…

 

TINFOUCHY



Julien CARUANA en tenue traditionnelle


Avec Julien CARUANA (ce devait être le 14 Juillet)


En compagnie d’un harki devant le bordj

Des souvenirs de ce poste, pas tout à fait comme les autres…
Totalement isolé en dehors de quelques rares camions civils qui se dirigeaient vers le Niger. Un vrai paysage lunaire. Un bordj de taille moyenne occupé par 3 radios, un officier (capitaine) des Affaires Indigènes et 4 harkis. Pas d’eau courante, seulement un puits situé à l’extérieur à environ 300 m en contrebas. L’eau de ce puits d’une profondeur de 4/5 mètres servait à abreuver les troupeaux de dromadaires qui passaient par là. Le chamelier puisait l’eau et remplissait un abreuvoir. Cette eau, nous la buvions aussi. Au début après quelques gorgées c’était le sprint dehors pour cause d’intestins très réactifs… (l’eau magnésienne, quelqu’un connaît ?).
Pas d’électricité non plus en dehors des vacations radios.
Pas de denrées périssables à se mettre sous la dent.
Et par là-même pas de frigo. Les bouteilles étaient emmaillotées de chiffons mouillés pour les rafraîchir un peu. Cela a duré quelques mois. Jusqu’à l’affectation d’un pick-up Willys qui nous a facilité l’existence. Pouvoir enfin se rendre à la piste d’atterrissage située à plusieurs kms et recevoir enfin du ravitaillement plus consistant.
Notre ordinaire (très ordinaire…) se composait essentiellement de légumes secs.
Un peloton de l’Infanterie de Marine est venu s’installer en renfort pour quelques temps dans le bordj. Après ce séjour il a été affecté ailleurs et remplacé par le 3ème B.I.L.A. transféré de Foum Tataouine à Tindouf, mais sans la 1ère Compagnie qui, elle, est restée à Tinfouchy. Drôle de cohabitation... jusqu’en janvier 1957 où j’ai été relevé pour un autre poste, à ma grande satisfaction.
9 mois de présence à ce poste, ça commençait à peser lourd.
J’ai appris récemment que le bordj de Tinfouchy avait été transformé en camp disciplinaire en 1958.



Les autocars de la S.O.T.A.C ayant participé au transfert du Bat’ d’Af’ vers Tindouf


Partie du bordj


Jeune gazelle. N’a pas survécue par manque de nourriture appropriée


Escale d’un DC


Chasse à la gazelle, grâce à la dotation du véhicule et après serrage forcé de ceinture
On reconnaît l’ami Criado, un s/off du peloton Infanterie de Marine, et un harki qui a servi de guide


Lessive dans l’abreuvoir des dromadaires, près du puits

 

BENI OUNIF


Après ce séjour, un peu particulier, à Tinfouchy, je suis relevé et rappelé à Béchar afin de retirer mon titre de permission de 45 jours.
Arrivé à la 1ère C.S.T., on m’informe que cette perme était reportée et que pour l’instant on m’attendait à Béni-Ounif, sans autre explication. Je sautais de joie… vous imaginez bien… !! Heureusement il y avait les copains. LUCAS – MOYA et ceux dont j’ai oublié les noms, qui faisaient partie de l’équipe radio.

 


Entrée de la Citadelle de l’intérieur


Vue sur l’horizon.
Au fond on distingue l’oasis de Figuig entre les montagnes qui font la frontière avec le Maroc


Station radio, en compagnie du camarade MOYA (de Perpignan)


Petite réunion entre amis,
de gauche à droite : moi-même – MOYA – XXX – Michel LUCAS


Vue générale,
au fond, la chaîne de montagnes qui fait frontière avec le Maroc


Petit Norécrin du Père ARMEL sur le tarmac.
C’est lui qui nous balançait le courrier à Tinfouchy


Piste de stationnement de 2 T6 et un Ju 52

 

B2 NAMOUS


Après un court séjour, le chef de poste me remet un Ordre de Mission. Direction B 2 Namous. (Késako ??) Un site classé « Secret-Défense ».
Nous étions début 1957. La mission était d’assister une équipe de forage qui devait trouver de l’eau à proximité immédiate de la Base Vie et à terme rendre cette Base opérationnelle. En attendant, l’eau était apportée par camion citerne une ou deux fois par semaine. Après cinq mois de présence, de nouveau relevé, et cette fois, congés pas volés… Et toujours pas de miracle de l’eau et une profondeur atteinte d’environ 1 200 m.
C’est le C.E.S.P (Centre d’Expérimentation Semi-permanent). En clair : Expérimentations des Armes Chimiques. Je n’ai plus entendu parler de cette Base jusqu’en 1997, rendue publique par un Hebdo bien connu.


Station Radio de la base


Mise en marche du groupe électrogène pour la recharge des batteries


Vue partielle de la Base Vie


Tablée avec l’équipe de forage


Montage de la plateforme


Survol de la Base par le Norécrin de l’aéroclub de Béchar piloté par le Père ARMEL (Trappiste)
qui faisait un premier passage et au second larguait un petit sac contenant le courrier plutôt maigre…


Restes des débris du JU 52 qui s’est crashé à l’occasion d’une visite à la Base. C’était en 1952


Débris – Mémorial – Au fond : La Base


Mémorial dédié à l’équipage et aux passagers

 

ADRAR – REGGAN

 

Après ce court séjour Ounif – Namous, enfin en permission en Métropole. Traversée Oran – Marseille à bord du Sidi-Bel-Abbès, navire mixte, et retrouvailles avec mes parents qui venaient d’être rapatriés du Maroc depuis peu ; ensuite, direction la Bretagne pour un rendez-vous avec une demoiselle.
Cela fait 54 ans que ça dure…
Pour le retour, à l’issue de la perme, direction Marseille au D.I.M et embarquement pour Oran à bord du transport de Troupe ATOS II. Un tas de ferraille… À bord, dans les coursives, il y avait des hamacs par centaines, bien alignés. Dortoir, séjour et puanteurs assurées. Un scénario bien rôdé qui consistait à faire des exercices de sauvetages (par haut-parleurs) en faisant monter tout le monde sur le pont afin, paraît-il, de laisser la place à quelques membres de l’équipage pour faire le ménage de ce taudis. En plus du ménage, ces braves gens s’occupaient également de faire les valises restées sur les hamacs. J’avais un appareil photo de grande valeur qui à fait le bonheur d’un voyou. Ce qui me vaut de dire que le reste de mon séjour se passerait, ou presque, de photos.
De retour à Béchar, détaché à Adrar quelques jours, puis en mission avec un groupe du 11ème R.G.S de Béchar. Direction l’Erg Chech pour l’ouverture d’une piste destinée aux techniciens de la recherche pétrolière. Il a fallu plier bagages au bout d’un mois ou deux pour cause d’insécurité et se replier sur Adrar. Aucun de nous n’était armé. Et beaucoup de P.E.L.O sur ce chantier entouré par les dunes.


Erg-Chech (Adrar)
Installation rapide de la radio avec mon « adjoint » pour tourner la manivelle de la G.N.


L’équipe du 11ème R.G.S.


Vent de sable sur le bivouac

 

Ensuite, muté à Reggan.
En février 1958 il n’y avait que le Bordj et le village avec sa palmeraie. Un officier des A.I, un adjudant comme adjoint avec son épouse et toujours 3 radios. Chef de poste AUDIBERT remplaçant du sergent RIVIERE, François CRIADO et moi-même. Nous faisions également les relevés météo à partir du petit abri installé à l’extérieur du Bordj. Un jour étant de service j’ai relevé un petit 50°. Un régal…
Gare aussi aux vents de sable qui pouvaient durer plus de 24 heures. Sans oublier les nuages de sauterelles qui s’abattaient sur la palmeraie, malgré les équipes de lutte antiacridienne qui faisaient ce qu’elles pouvaient.
Dans le courant de cette année 1958, nous avons vu arriver et s’installer sous les tentes 56, à proximité du bordj, des détachements précurseurs d’Unités spécialisées qui allaient faire la réputation de REGGAN. Nous n’étions au courant de RIEN de ce qui allait se passer.
En plein été, sous les tentes des Subsistances, étaient stockées des boîtes de conserves de 5 kg que nous entendions exploser sous l’effet de cette chaleur de plomb.
Le personnel du contingent était aussi logé à la même enseigne. Les seuls abris étaient ces tentes dortoirs. Il ne se passait pas une semaine sans plusieurs évacuations sanitaires. Ces pauvres gars devenaient complètement fous. Je ne les voyais pas mais j’entendais leurs hurlements ininterrompus.
Heureusement quelques Unités sont arrivées assez rapidement et se sont installées sur le Plateau pour édifier la future Base. Les conditions de vie se sont rapidement améliorées.
Quand les installations se sont avérées viables, à notre très grande surprise, toute l’équipe radio à été transférée, du Bordj au Plateau. Changement de décor du jour au lendemain et bien sûr amélioration des conditions de vie et cerise sur le gâteau, le 23 novembre 1958, un télégramme m’annonce la naissance de ma fille. Vous imaginez la joie…

 

 

TIMIMOUN


Séjour plutôt calme, superbe palmeraie et beaucoup d’eau pour quelques petites cultures. Il y avait, à 2 ou 3 km, une colline recouverte de sable. Il suffisait de déblayer quelque peu une petite surface pour voir apparaître les fameuses roses des sables. Cette colline n’était constituée que de ça.
Nous étions ravitaillés par un N 2501, pour le frais, conservé dans de la neige carbonique. L’avion arrivait en général le vendredi et repartait souvent le dimanche après avoir fait une bonne provision de roses pour les « amis » et autres peut-être…
De Timimoun, nous avons entendu le bruit de l’explosion de Reggan en 1960.


Le N 2501 décolle avec à son bord, mon épouse et ma fille après un séjour de 2 mois en ma compagnie.
Direction Oran puis Marseille. C’était au printemps 1959.

 



Ma relève de Timimoun s’est faite en juillet 1960, direction Pontoise à la 785ème Compagnie de Transmissions, appelée aussi Compagnie de Guerre Électronique spécialisée dans les études de brouillages des fréquences radios.
Après 2 années de présence, muté en Allemagne au 42ème Régiment de Transmissions spécialisé dans le même domaine. Pour finir, direction le 53ème Bataillon de Transmissions à Fribourg-en-Brisgau jusqu’en février 1965.
À cette date on m’annonce un deuxième séjour au Sahara au 621ème Groupe des Armes Spéciales d’In-Amguel. J’ai un peu râlé de remettre le couvert si tôt. Après tout, je retournais en pays de connaissances. J’ai préféré cela plutôt que de rester embastillé dans une caserne. Je ne connaissais pas le Hoggar, donc ça tombait plutôt bien.

 

IN AMGUEL


Arrivée en février 1965 jusqu’à la fermeture de la Base le 17 décembre 1966. Ce séjour à été inoubliable. Région magnifique, Ordinaire (miam-miam) de premier ordre, une excellente équipe de copains. Des superbes balades dans les alentours (Tamanrasset…). C’était un peu le Club Med de l’Armée. Ciné tous les soirs avec repérages de quelques satellites qui passaient au dessus de nos têtes…, tous les Anciens du Site doivent se souvenir de tout cela. Je n’ai assisté qu’au dernier tir, plutôt impressionnant de voir cette montagne devenir blanche par la poussière soulevée. J’étais de service ce jour-là.

Durant ce séjour, j’ai eu la chance d’être désigné pour participer à une mission à DJANET.


Le camarade COÏC, de Saint-Brieuc, à son poste


Chambrée de bungalow


Équipe en plein ménage devant le Bt 12


Les radios en plein travail…


L’ami DURAND hilare !... Le travail dans la joie…


C’est moi. On voit le sérieux du bonhomme… (J’ai changé de look depuis…)


Vue partielle des environs et de la Base avec la Tortue pressurisée


Haut perché, à guetter Sœur Anne !! et rien à l’horizon…


La Montagne que tout le monde a connu


Lever de soleil


Le célèbre panneau devant le poste de garde-barrière


L’inévitable borne kilométrique que l’on trouve un peu partout dans le Désert


Fléchage de HIRAFOK – ASSEKREM et 2 gazelles au repos…


Fléchage TAM. – ASSEKREM


Ermitage du Père de Foucauld, à TAM


Hoggar


Même site : Bizarreries de la nature
Un groupe de pigeons avait élu domicile ici


Avec les Petites Sœurs Des Pauvres à Tam


La petite chapelle du Père


Le Syndicat d’Initiative à TAM


Soirée en compagnie de personnalités religieuses


Promenade alentours


Pique-nique sur gazon saharien


Cahotiques rehaussés par 3 gentes dames


Randonnée en 4x4


2 CV climatisée et décapotable


Caravane au repos près de la Base


Soirée entre copains


Les morphalous en activité


En attente pour le départ et embarquement des épouses pour le retour


Autour d’un méchoui


Défilé de carnaval (peut-être ?)
par la Marine du Désert…


Baptême sous le Tropique. Cela donne soif


Verdure autour du Ciné


Le village d’In-Amguel

 

Mission à DJANET

Durant ce séjour à In-Amguel, j’ai été détaché, pour une mission de quelques jours, à DJANET. Je n’en connaissais pas les motifs, toujours dans l’esprit de confidentialité et du secret-défense.
Je me suis retrouvé embarqué comme passager sur un des GBO du convoi. Je suppose qu’il s’agissait du 3ème Groupe de Transport. Le trajet a duré 2 jours et le point de chute était aux abords de la petite ville de Djanet.
Le convoi se composait d’une douzaine de véhicules, surtout des GBO. Dans l’équipe, un officier (capitaine), un adjoint, quelques sous-officiers et un gendarme-prévôt OPJ, au cas-où…
On a installé le matériel radio et moi-même dans une petite tente. Cocagne…
À quelques centaines de mètres, en hauteur, se trouvait la Citadelle occupée par l’A.L.N. (on aperçoit le drapeau).
Nous avions l’autorisation de visiter le patelin, à condition de ne porter aucun insigne, ni galons, ni coiffures, bref… ressembler à des touristes. Et surtout pas de provocations vis-à-vis de militaires algériens. Mais jamais eu de problèmes de ce coté-là.
Une grande oasis avec quelques belles résidences de VIP du secteur. Et toujours pas pourquoi nous étions là !!... Le Boss m’informe de l’événement à venir.
De la Base d’HAMMAGUIR devait être lancée une fusée qui devrait retomber pratiquement au-dessus de nos têtes.
Le jour J arrivé (on peut dire, la nuit J) et compte tenu de l’absence de clair de lune, le tir a eu lieu à 21 heures et une durée de vol de 10 min. À 21 h 10 nous avons vu un objet de couleur orange se diriger sur le bivouac et en entrant dans les couches denses, s’est désintégré en illuminant comme en plein jour toute la région. Tout a été fait avec une précision étonnante.
Il a fallu 2 jours pour retrouver quelques débris pour être envoyés, pour analyses, à Hammaguir. Pour cette opération il y avait un DC 3, un N 2501 et un hélico banane. Pour mon retour à In-Amguel, j’ai eu droit au N 2501 et seul comme passager (pas d’hôtesse de l’air, le pôvre…).
J’oublierais presque l’essentiel : cette fusée qui nous est tombée dessus, c’était le prototype de la future ARIANE.



Paysages entre In-Amguel et Djanet


Lever de soleil


« Il était une fois dans l’Ouest »…


La Citadelle et ses nouveaux occupants


Ensemble du convoi


Lever de lune


Mont Iharen


Piste balisée


Lever de soleil


Montage de tentes à l’arrivée


La palmeraie


GBO au départ le 2ème jour.
Transporte le chariot élévateur qui devra charger les débris de fusée dans l’avion.

 

 

à l'époque
aujourd'hui

 

 

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