Guy BONIN
Appelé du contingent 64 1/A
CCS – Barman mess officiers et sous-officiers
(Bordj Estienne)

Les photos et légendes sont de Guy BONIN

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Appelé le 3 janvier 1964, affecté au GT 505 de Vienne, présent le 3 janvier, incorporé sous le N° 7015, détaché au CIT 158 du 3 janvier au 17 février 1964. Départ de Vienne à bord d’un camion SIMCA arrière débâché pour voir la route par moins 8° qu’elle « caillante ! ». Arrivée au camp de Sathonay, prise en charge de suite, passage obligé chez le coiffeur, paquetage, visite médicale, piqûres, apprendre à marcher au pas et en chantant, maniement d’armes avec les doigts gelés, école de conduite sur camion SIMCA et les vieux GMC et passage du permis le 25 janvier 1964 validé par le colonel Courtois.

CIT 158 au Camp de Sathonay

Retour le 17 février au GT 505 et affecté à la 1ère compagnie. Le 3 avril retour au CIT 158 en vue du départ pour le Sahara et direction gare Perrache pour permission de détente de 8 jours chez mes parents à Lapalisse dans l’Allier. Le dernier jour de permission, une fièvre de 40°, une grosse angine, le médecin et les gendarmes sont venus et direction l’hôpital militaire de Clermont-Ferrand à bord d’une 403. J’y suis resté une dizaine de jours et de retour à la maison après une quinzaine de jours de convalescence. De retour au camp de Sathonay je suis resté seul, tous les potes étaient partis. Après quelques jours passés au camp de garde tous les jours et des corvées en attendant mon départ pour l’Algérie et ce jour direction gare Perrache pour Marseille. Arrivée à St Charles, sur le quai une patrouille militaire attendait et direction le DTO de Ste Marthe. Alors là je suis baladé de bureaux en bureaux avec quelques corvées au passage pour passer le temps et le soir sorties sur la Cannebière et le vieux port à Marseille. Nous sommes arrivés en retard et le sous/off de service nous a collé 3 jours de garde. Le 3 juin au matin, je suis tout seul, départ du DTO Ste Marthe pour l’aéroport militaire d’Istres. Embarquement avec mon paquetage et des légumes à bord d’un avion Nord 2501 en direction d’Oran. Arrivée à Bou-Sfer où on m’attendait et direction le DTO.

La base de Mers el-Kébir
vue du DTO
DTO de Mers el-Kébir vue d’un poste de garde
DTO de Mers el-Kébir vue sur la Méditerranée et le port

Séjour d’une quinzaine de jours : garde de jours comme de nuit et la journée quelques déménagements de gradés Rue Michelet à Oran, très belle ville, rues magnifiques. Lors d’un déménagement dans un bel immeuble, les voisins algériens avaient les moutons et les chèvres dans l’appartement, ils vidaient les poubelles de pardessus le balcon, le feu de bois au milieu de la pièce, oh quelle odeur ! Un certain après-midi avec mon fidèle et inséparable paquetage, nous sommes partis dans une jeep pour la gare d’Oran prendre le fameux train (la Rafale) avec les fauteuils en lattes de bois anciens 3ème classe SNCF après guerre 39/45. Après une bonne nuit passée dans le train, arrivée tout raidi à la gare de Colomb-Béchar, un véhicule avec 2 militaires m’attendait. Le chef me dit : tu fais quoi dans le civil ? Je lui répond : horticulteur (car je travaillais dans la production de fleurs à Antibes) et d’un ton sec il rétorque : – tu es barman ! Arrivée à la caserne, présentation au capitaine il dit : – mon capitaine il est barman ! Et bien comme je n’avais pas le choix, finalement je fus barman. De ce pas nous nous rendîmes au quartier de l’État-major de la Légion Étrangère prendre mes nouvelles fonctions. Il y avait beaucoup de travail, les jours passèrent beaucoup plus vite. Bonne ambiance avec le personnel des cuisines, parfois nous sortions le soir en ville place des chameaux rendre visite « chez Fifine » lieu très connu n’est-ce pas !!! Les amis, il y avait beaucoup d’amateurs !!! et visite de la palmeraie.

La palmeraie
de Béchar
La Poste à Béchar
Église de Béchar
État-major de la Légion
à Béchar
Détente
Gazelle
La cour derrière le mess sous/off à Béchar
Le mess sous/off à Béchar :
devant les cuisines,
en face salle restaurant et derrière le bar
Béchar
Tenue pour le lever des couleurs
En relax vers la place des Chameaux
Avec Yves ROUX
Yves ROUX et un copain
de La Rochelle

Un beau jour, le 15 décembre 1964, grandes manœuvres : tout quitter, refaire le paquetage et direction Reggan avec le convoi.

Sur la piste
Adrar – Reggan
GBO et son chargement sur la piste Béchar – Reggan
GLR sur la piste
allant à Reggan

Grande arrivée à Reggan avec les honneurs devant l’entrée, au garde à vous, pendant que tous les véhicules rentraient à l’intérieur de la cour de la caserne. Le lendemain matin direction le bordj Estienne pour prendre mes nouvelles fonctions au bar sous/off et officiers.

L’entrée du bordj Estienne gardée par une sentinelle
L’entrée du bordj Estienne vue de la cour
Hall d’entrée du mess
Guy BONIN
au bar du mess

Salon du mess
un serveur en pause

Ce lieu je vais le garder jusqu’a la quille. Une fois, un après midi j’ai eu la visite surprise du colonel Bigeard, très sympa à l’époque qui m’a demandé s’il pouvait voir la rue sans joie car il y avait discutions à l’État-major à Paris !!! Je n’en ai pas sus plus ! L’histoire dira ?

La rue « Sans Joie »
au bordj Estienne
Le 6x6 du mess
La réserve d’eau
Tenue d’apparat
À ma gauche Yves ROUX de Montauban
Yves ROUX
La piscine
du mess
Yves ROUX dans
son magasin

GBO du 3ème GT

Et puis il y a ce fameux et historique jour de délivrance de la vie militaire le 13 mars 1965, refaire le paquetage en réduit pour la quille. Enfin faire les adieux aux copains et direction l’aéroport de Reggan, embarquement à bord d’un avion Nord 2501 direction Bou-Sfer. Après avoir survolé les dunes et avoir subi les effets de nombreux trous d’air, escale à Bou-Sfer. Après une longue attente dans le hall, qui vois-je ? Un copain de Lapalisse « nounours » qui attendait de partir pour Reggan. Toujours à bord d’un 2501 embarquement pour Istres, traversée de la grande bleue et atterrissage sur le sol Français.

Le jour de la quille
dans le Nord 2501

Je retrouvais enfin l’air frais de notre pays, je m’en remplis plein les poumons avant de prendre la direction de la gare la gare St Charles à Marseille. II y avait beaucoup de monde, j’avais perdu la notion de foule, de mouvement, de rues et surtout les couleurs vertes des parcs et des campagnes. J’ai pris le train pour Lapalisse (Allier) pour embrasser ma famille avant de rejoindre mon boulot à Antibes (Alpes-Maritimes). Mon patron et mes copains m’attendaient pour une petite fête ce qui me permis de reprendre très rapidement goût à la vie civile.