Roland DIDIER

Escadron de transport 2/64 Maine
Mécanicien

Les photos et légendes sont de Roland DIDIER

Pour agrandir la photo : clic sur la miniature et après visualisation : clic sur le bouton «Précédente» du navigateur pour revenir sur cette page

 

Je suis le jeune et élégant bipède
muni d’un verre et qui se tape
la kémia en dessous du petit tableau.

C’est gentil à vous de vouloir me compter dans votre honorable compagnie des non moins honorables citoyens qui ont eu le privilège de passer quelques temps dans cet endroit de rêve, si bien ensoleillé et que n’assombrissait que rarement les nuages... Et s’il y manquait un peu d’eau au bord de ses belles plages, il y avait au moins une belle piscine, agrémentée parfois par quelques naïades.
Il y eut même une voile à son horizon... Si je n’ai pu la voir le traverser, j’ai du moins pu la voir ferlée sur son mât le long de la Fillod du vaguemestre.
Je dois toutefois me faire bien petit car je n’ai séjourné à Reggan qu’une seule fois pour y récupérer quelques éléments d’un Breguet 761, lequel avait eu quelques misères au cours de son atterrissage et qui, peut-être lassé des nuages et charmé par la beauté du site, avait décidé d’y terminer ses jours.
Je n’étais pas seul dans cette aventure car la Base du Bourget avait envoyé un petit groupe de mécaniciens de l’ET 2/64 et du Germas. Je n’ai malheureusement plus leurs noms en mémoire, sinon que l’un d’eux, à ses dires, était un descendant du poète provençal Joseph Roumanille dont il portait le nom. Ce qui peut ajouter une note plus pacifique à la renommée de Reggan, à défaut du chant des cigales.

     – Arrivée avec le Br 765 N° 503 en fin d’après-midi le 5 septembre 1961.
Départ avec le Nord 2501 N° 179 en matinée le 14 octobre suivant.

C’est du moins ce que me dit mon carnet de vol de cette époque. Ah si, quand même, si je fouille un peu plus loin je retrouve deux escales avec un Breguet 765, à l’aller et au retour au cours d’une mission Le Bourget – Fort Lamy – Pointe Noire. C’était de nuit, les 1er et 4 septembre 1964.

Les quelques photos, que j’avais prises lors de mon passage sur la base de Reggan, ne sont pas des meilleures mais feront peut-être connaître le rebord sud-est du plateau sous un autre jour.

Au bord du plateau, les bâtiments Sous-officiers et le mess
Au frais durant les heures chaudes .
Sergents Letessier et Urbain ET 2/64 Maine

La palmeraie d’Azarafil
La palmeraie d'Arhyl
Habitations
Dans la palmeraie d'Arhyl Cultures
Palmeraie de... Village des Haratins - Moktar
Sable et bois fossilisés
Bordure du plateau - Sables et roches
Bordure du plateau
Bordure du plateau - Couche supérieure de roches dures et coulées de sable.
Bordure du plateau
Coulée d'eau - Eléments d’un tronc fossilisé rompu
À la recherche du bois fossilisé - Sergent Letessier
La recherche du bois fossilisé
Sergent Didier ET 2/64 Maine
Morceaux d’un tronc
La croisée des pistes

L’équipe de mécaniciens, dont je fus, partit du Bourget pour Reggan afin de récupérer sur le F-RAPA un certain nombre d’éléments, lesquels étaient censés être réutilisés sur les deux Br 761 restants des trois affectés au 2/64 Maine. Ces vues montrent la pauvreté des moyens – hors notre caisse à outils – mis sur place à notre disposition pour ce faire : un escabeau et quelques tubes d’échafaudage. Quant à la corde... il y avait celles d’arrimage dans le cargo !


Monsieur Gérault montre ce qui advint par la suite à ce pauvre Br 761S N° 01 devenu F-RAPA lorsque, faute d’amateurs, il fut attribué à l’Armée de l’Air. Je n’en avais eu connaissance qu’il y a peu par Monsieur Jarrige.


De même il y a quelques jours, il m’a indiqué qu’il m’était encore possible de rendre hommage à ses « pieux restes » qui sont visibles sur une vue « satellite » du plateau de Reggan.
Je pense que vous connaissez son adresse mais, peut-être qu’en la publiant dans votre site, elle pourrait encore permettre à quelques anciens d’aller lui rendre une petite visite de sympathie.
Je n’ai pas grand chose à raconter sur notre séjour, mais je serai toujours avec plaisir à votre disposition pour essayer de compléter ce qui peut l’être.
Cordialement.

Roland DIDIER