Jacques LAVAUT
Appelé du contingent 65 2/C
2ème Compagnie
- 2ème Peloton

 

À Laon au CIT 152 de novembre 1965 à avril 1966.
À Reggan au 3ème Groupe de Transport de mi avril 1966 à fin janvier 1967.
2ème Compagnie, 2ème Peloton, celui de l’Adjudant-chef VENTOUX et du Chef MURAT.

Né à Alger à Bab-el-Oued à 100 mètres de la place des Trois Horloges le 18 février 1944.
J’ai en 1962, aux trois jours à CAMBRAI, demandé l’Algérie, bien m’en a pris car après deux ans de sursis, deux mois de classes, deux mois de CA1 et un mois et demi de fonctionnaire brigadier moniteur FRAC à Laon, ce fut, pendant plusieurs mois de belles et grandes vacances à Reggan.
Pourquoi de grandes vacances ? Je vais essayer de le résumer en quelques phrases :
– dès mon arrivée à la 2ème Compagnie j’ai été très bien reçu par l’encadrement.
– après les trois semaines de saharienne et une mission sur Colomb-Béchar et Oran, savoir nager dans le désert allait me servir.
– nageur, meilleur temps du 3ème GT, j’ai pu m’entraîner pour les longueurs à la piscine du plateau, pour les virages à la piscine du bordj officiers et à la piscine de Colomb-Béchar trois semaines avant la compétition du COMSIT au CIEES.
Cela voulait dire trois semaines d’entrainement : le matin la sieste et quartier libre, pour la soirée chez Moustache souvent, chez Fifine quelques fois.
100 m nage libre : en finale, je bois une tasse au plongeon de départ, adieu médaille.
100 m nage libre habillé : je couds la chemise, je coupe les poches du pantalon, à l’arrivée j’ai deux longueurs d’avance sur deux légionnaires et la médaille d’or.
Par équipe le 3ème GT sera devant la CILA.
De retour à Reggan j’ai fait très vite un CA2 avec à la clé le grade de MDL, la chambre seul, les langoustines à l’Avia-club le vendredi soir quand nous n’étions pas sur la piste.
Et bien sûr, comme tous, en mémoire des paysages merveilleux et des moments chers que je n’oublierai pas.
Pour finir un mois de janvier 1967 de rêve : le chef MURAT est arrêté par le Toubib, au bar de la 2ème compagnie, je suis là, libérable, le Capitaine annonce qu’il cherche un sous Off., pour une mission, volontaire, j’ai pu faire Agadès.
À In Amguel mon 4x4, tête de rame pour Agadès, s’appelait « ALKAÏD » c’était un peu le Dakar avant l’heure pour des bidasses toujours en folie avec deux fûts de 200 litres d’essence derrière dans la caisse.
Dans la brousse, un peu avant Agadès, j’ai pu voir des girafes poursuivre sur 200m une autruche, la photo, que je n’ai jamais vue, a été prise par le chauffeur qui à ce moment-là ne conduisait pas.
Retour vers Reggan dans le Breguet 2 ponts mais avec une escale à Zinder pour le plein d’essence et une autre escale à Colomb-Béchar parce que le Breguet ne s’est pas posé à Reggan. Après deux nuits à Béchar, un vol sur C47 pour rallier Reggan, une semaine après, un vol sur DC 6 vers Paris.

J’ai revu le Chef MURAT en Mai 1968 à Montlhéry, il était monté de Bordeaux pour assurer le transport des Parisiens.
J’ai croisé plusieurs fois ZUBA dans le métro à la station Opéra en 1971.
J’ai retrouvé Jean-Luc AGUILLARD dans une soirée en 1995.
J’ai découvert le site le 16 février 2010.
J’ai des photos mais ce sera pour plus tard.

Jacques LAVAUT le 17 février 2010