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Avec l’aimable autorisation de
Jean-François COLOMBET – Rédacteur en chef
et de la Société HISTOIRE & COLLECTIONS
Siège social : 19, avenue de la République
75011 Paris
www.histoireetcollections.fr

LES TRANSPORTS AU SAHARA

Les légendes et articles sont de Jean François COLOMBET
Rédacteur en chef de «Charge Utile Magazine»

           Dans l’inconscient collectif, le Sahara n’est pas un désert comme les autres. Parallèlement à sa réalité physique, il symbolise l’aventure, l’inconnu, la nature sous son jour le plus dur et le plus impitoyable. Le nom de Sahara est aussi porteur de clichés souvent erronés, principalement véhiculés par certains médias à la recherche de sensationnel. Il paraît donc utile d’apporter quelques informations de base et quelques précisions à son sujet.
           Le Sahara s’étend du nord au sud de la chaîne de l’Atlas jusqu’au Soudan, et d’ouest en est de l’océan Atlantique à la Mer Rouge. Sa superficie dépasse 4 300 000 km², ce qui représente huit fois la France et presque le quart du continent africain. Contrairement aux idées reçues, le Sahara n’est pas uniquement composé de dunes de sable, qui ne représentent que le quart de sa surface totale. Ce désert, qui s’impose comme le plus vaste et le plus aride du monde, comprend, du nord au sud suivant une coupe médiane, des zones sablonneuses que l’on nomme les ergs, puis des zones au relief plus marqué et parsemées de pierres et de rochers, les regs, le massif du Hoggar, vaste dorsale culminant à plus de 3 000 mètres, de nouveau des regs puis une plaine sablonneuse précédant le Niger.
           Le Sahara est constitué de plusieurs grandes régions : des zones de dunes (grand erg occidental, grand erg oriental, erg Chech, erg Issaouane, etc.), des zones rocailleuses ou regs, dont le relief est modéré (Tanezrouft, Tademaït, etc.), de vastes steppes arides et quasiment plates (zones frontalières avec le Niger et le Soudan) et des éperons montagneux (massifs du Tibesti, du Hoggar, Aïr).
           Le climat saharien se distingue par sa grande sécheresse, résultat de la quasi-absence de pluies et de l’action de vents chauds comme l’Alizé. Il pleut presque partout moins de 100 mm d’eau par an, et bien moins encore dans certaines régions comme l’erg Chech, où le total des précipitations reste inférieur à 6 mm par an ! Cependant, les pluies peuvent être importantes dans les régions côtières et dans le sud saharien, où leur caractère subit et leur relative abondance de mai à septembre transforment la piste en un bourbier impraticable pour les véhicules à roues.
           Enfin, si la température peut atteindre des sommets dans l’après-midi, elle chute incroyablement vite sitôt te soleil couché. En effet, en raison de la pureté du ciel et de l’absence de nuages, l’air surchauffé de la journée s’élève rapidement jusque dans les couches supérieures de l’atmosphère. Ainsi, entre le jour et la nuit, on enregistre des amplitudes de température allant jusqu’à 50°, ce qui fait éclater les pierres et malmène les mécaniques. Inhospitalier, voire dangereux, le Sahara représente alors la liberté et l’aventure pour les uns, un long calvaire pour d’autres…

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