Alain CHUETTE
Appelé du contingent 64 2/C
CCS
- Atelier du corps 2ème échelon

Les photos et légendes sont d'Alain CHUETTE

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CIT 152 à Laon du 5 novembre 1964 au 3 avril 1965
3ème GT Reggan du 3 avril 1965 au 20 janvier 1966

Le CIT 152 à Laon

         IL y a quelques temps (plusieurs années) j’ai été invité à me rendre dans un établissement du nom de « Quartier Foch »à Laon !
Arrivé à la gare je n’ai pas eu à chercher, j’étais attendu, les autres aussi…
Nous avons embarqué dans des camions, assis sur des banquettes de bois et plein de courants d’air…
En arrivant on nous a donné (prêté) une belle tenue et des guêtres…
Peu de temps après nous avons appris que nous allions partir vers les terres du Sud à Reggan :
Mais avant il fallait faire notre apprentissage, démonter et remonter un fusil, apprendre à s’en servir, marcher à plusieurs et en chantant (j’étais le plus grand donc homme de base, vous devinez la suite, et bien je donnais le « ton »).
Pour ma part ça n’a pas duré longtemps, étant mécanicien dans le civil les officiers et les sous-off’ m’ont vite récupéré pour l’entretien de leur voiture personnelle !
Tout ça devait durer quelques mois mais au moment de partir nous avons été mis en quarantaine pour cause de rougeole !

Reggan c’est où ?
Au Sahara ha bon…

Donc avec un peu de retard, nous avons atterri au plateau (lieu bien connu de nous tous).
Nous pensions être arrivés ! Et bien pas du tout, car nous avons repris une « route » pour rejoindre la base du 3ème GT, toujours en camion mais cette fois pas suffisamment de courants d’air !!!
Pendant tout le trajet, nous n’avons pas vu une ville, rien que du sable !
De loin j’aperçois des bâtiments !
Il commence à y avoir des murmures dans le camion : c’est pas là ! Ce n’est pas possible, y a rien…
Et bien oui nous sommes arrivés !
Cette fois nous allons découvrir la base du 3ème Groupe de Transport !
Nous avons été réunis sur la place d’armes pour nous souhaiter la « bienvenue » et nous diriger vers notre nouvelle compagnie.
Dans le groupe arrivant de France, j’étais le seul à être dans le civil mécanicien diesel, j’ai été affecté à la CCS (Compagnie de Commandement et des Services). Atelier du corps 2ème échelon B.
À l’appel de mon nom, le brigadier m’a désigné du doigt un camion Berliet et un gars en bleu de travail, qui était adossé (très décontracté) à l’avant.
C’était pour moi !
J’ai appris un peu plus tard que ce camion s’appelait un GBC et que 1 mois après, c’est moi qui en aurait la responsabilité car le gars qui était venu me chercher était libérable : Mr Cuvellaire… (Excuse-moi si ton nom est mal écrit).
Je fus accueilli par l’adjudant chef de l’atelier et la bande de « mécanos » dont j’allais faire partie.
J’ai vite été mis à l’aise, car les premières présentations ont eu lieu en buvant une bière.

L’Atelier du Corps

J’ai rencontré une équipe vraiment super, même le Maréchal des logis-Chef était un brave type, il râlait souvent mais il était toujours prêt à nous défendre !
Nous étions exempts de beaucoup de corvées, mais il fallait que le matériel soit toujours prêt dans les délais.
Je me souviens avoir refait la « distribution » sur un GBO avec un copain sans avoir mangé le midi et en ayant terminé tard le soir car ce camion partait le lendemain en convoi.
Dans la chambre nous étions 3, le chauffeur du GBC et un autre tringlot, MONNIÉ Sylvain, avec qui j’ai sympathisé très vite car nous avons découvert que nous habitions à quelques kilomètres l’un de l’autre.
Je regrette de ne pas me souvenir du nom de tous ces copains avec qui j’ai passé des moments inoubliables !

Le Bordj René Estienne

L’atelier du corps se trouvait juste derrière le Bordj René Estienne.
Nous étions vraiment à part des autres compagnies, car nos chambres étaient dans l’enceinte de l’atelier.
Nous avions tout sur place même notre foyer, où nous prenions notre casse-croûte du matin et où nous pouvions nous réunir le soir, c’était franchement l’idéal !
De plus la cour de l’atelier servait également de lieu de rencontre fort sympathique lors des méchouis, depuis la préparation à laquelle beaucoup participaient, jusqu'à la dégustation.
Pour aller aux repas nous prenions le GBC pour descendre à la cantine qui se trouvait vers la place d’armes !
À ce sujet avant les repas du midi, il y avait rapport et nous les mécanos nous étions toujours en retard, et même parfois nous arrivions en « bleu ». Il faut bien le dire ce n’était pas sympa pour les autres tringlots qui étaient obligés d’être à l’heure et en tenue !



       






À la découverte de ce site, plein de souvenirs me sont revenus !!!

Félicitations Michel et merci pour les moments que tu nous fais revivre !




 

 



L'accident du GBC Lot 7 du garage du Corps par Alain CHUETTE